23.5.06

ET SI ON PARLAIT D'ASSAINISSEMENT COLLECTIF... le volet réglementaire

Le territoire de la commune de LOUZAC SAINT-ANDRE comporte des "immeubles" relevant de l’assainissement collectif (système de collecte + système de traitement).

La délimitation de la zone de la commune concernée devrait apparaître clairement en annexe au Plan d’Occupation des Sols et permettre ainsi au fil des évolutions (constructions nouvelles, raccordement d’immeubles déjà existants abandonnant l’assainissement individuel, fluctuations de la population permanente et saisonnière, extension ou réhabilitation du système de collecte) de quantifier la charge brute de pollution organique à traiter et vérifier si elle reste compatible de la capacité nominale de la station d’épuration.

Avant une directive européenne de 1991, la capacité des ouvrages d’épuration était couramment évaluée en utilisant la notion d’équivalent habitant (EH), unité caractérisant la pollution moyenne rejetée par un habitant par jour.
1 EH correspond à 57 g de matières organiques (MO), 90 g de matières en suspension (MES), 15 g de matières azotées (MA), 4 g de matières azotées (MP), des teneurs en matières toxiques diverses (chlore, brome, métaux, métalloïdes...).

La directive européenne a donné une nouvelle définition de l'équivalent habitant, correspondant à une charge organique biodégradable ayant une demande biochimique en oxygène de cinq jours - dite DBO5 - de 60 grammes d’oxygène par jour.

Le DBO est la quantité d'oxygène qu'il faut fournir à un échantillon d'eau pour minéraliser les matières organiques biodégradables contenues dans l'eau, par voie biochimique (oxydation par des bactéries aérobies). Les microorganismes consomment l'oxygène pour dégrader les matières organiques. La réaction de minéralisation étant lente, le critère choisi a été la quantité d'oxygène disparue au bout de cinq jours, le DBO5.

Le DBO mesure aussi la présence de matières organiques et caractérise leur biodégradabilité. La DBO5 est mesurée sur un échantillon du rejet prélevé au point prévu à cet effet sur la station de traitement (après 5 jours d’incubation à la température de 20°C).

Les ouvrages relevant de l’assainissement collectif de capacité inférieure à 120 kg DBO5/jour (soit inférieure à 2000 EH - la catégorie de la station d’épuration de LOUZAC SAINT-ANDRE dont la capacité nominale admise est de 400 EH) doivent faire l'objet de "traitements appropriés permettant de respecter les objectifs de qualité retenus".

Les prescriptions techniques minimales relatives à ces ouvrages ont été définies par un arrêté du 21 juin 1996 paru au Journal Officiel le 9 août 1996, et pris au titre des articles 19 à 21 du décret n° 94-469.

Dans cet arrêté, outre des dispositions qui ont bien été respectées à LOUZAC à la conception et à l’implantation du système de traitement, puis à sa mise en service en 1989, on peut y lire que :
"Les ouvrages ou installations doivent être régulièrement entretenues de manière à garantir le fonctionnement des dispositifs de traitement et de surveillance"
"L’exploitant doit tenir un registre mentionnant la quantité de boues extraites"
"L’ensemble des installations doit être délimité par une clôture
"
mais également à sa section 5 des exigences très explicites pour ce qui concerne :
. son dossier de déclaration (l’ouvrage fait partie des installations classées à déclarer),
. sa maintenance et son suivi d’exploitation,
. son auto-surveillance et les paramètres à mesurer qui dans notre cas sont principalement pour l’effluent rejeté sa concentration en DBO, DBO5 et en MES.

Cet arrêté du 21 juin 1996 précisait aussi déjà que pour les installations existantes à la date de sa publication les dispositions précitées deviendraient applicables au 31 décembre 2005.

La circulaire n°97-31 du 17 février 1997 a insisté à nouveau auprès des communes sur la nécessité d’engager très rapidement les zonages d’assainissement collectif et non collectif, d’avoir un assainissement de qualité avec une démarche cohérente et progressive, les Agences de l’Eau accordant à cet effet des aides importantes pour la réalisation des études nécessaires.
La technique du lagunage naturel utilisée à LOUZAC y est citée comme pleinement dans le champ des technologies adaptées en milieu rural avec un domaine préférentiel ne dépassant pas 500 EH. Y est associée un niveau type de rejet correspondant aux performances à attendre du lagunage naturel, les dites performances étant totalement compatibles avec les objectifs de qualité exigées sous réserve de se conformer à la surveillance et à la maintenance adéquats.
Elle a confirmé par ailleurs l’obligation pour les ouvrages déjà réalisés de respecter les prescriptions réglementaires au 31 décembre 2005.

A noter que lorsque les rejets sont effectuées dans des zones sensibles à l’eutrophisation (fertilisation excessive des eaux due à un apport massif de composés azotés et phosphorés provenant de l'activité agricole et des rejets domestiques et industriels) des exigences épuratoires sur l’azote et le phosphore sont ajoutées (la commune de LOUZAC SAINT-ANDRE est en zone sensible - cf Agence de l’Eau Adour-Garonne dont nous dépendons).

Pour terminer, voici quelques obligations découlant de l’application du Code des Collectivités Territoriales :

.Tout service chargé en tout ou partie de la collecte, du transport ou de l'épuration des eaux usées constitue un service public d'assainissement (dans notre cas la commune qui en est l’exploitant qu’elle délègue ou non les tâches).

. Le Maire doit présenter à son conseil municipal au plus tard dans les six mois qui suivent la clôture de l'exercice concerné un rapport contenant des indicateurs techniques et financiers sur les services d’assainissement municipaux.

. Le rapport et l’avis du conseil municipal sont mis à la disposition du public.

. Les communes prennent obligatoirement en charge les dépenses relatives aux systèmes d'assainissement collectif, notamment aux stations d'épuration des eaux usées et à l'élimination des boues qu'elles produisent.

Cette prise en charge doit en tout état de cause être assurée au plus tard le 31 décembre 2005.

15.5.06

LOUZAC et sa décharge "sauvage" ?... Ou comment se faire enfumer

Outre que l'incinération de déchets hors d’une installation autorisée est interdite à un particulier comme à toute collectivité, l’autorité municipale a poussé le vice à LOUZAC à l’organiser de telle sorte que ses habitants ont été enfumés une partie du week-end (comme tous pourront le voir en cliquant sur ce lien - vidéo lisible par Lecteur Windows Media).
Merci Monsieur le Maire.

L’actualité de la "décharge" de la fin de semaine dernière semaine est venue nous confirmer une attitude globalement proche du mépris : celui de l’environnement, celui des citoyens, celui de la loi, celui des autorités compétentes auxquelles on prétend pourtant vouloir donner des leçons.

En voici un résumé:

11 mai: des déchets d’origine végétale en provenance d’espaces verts communaux (arboretum) font leur réapparition; depuis 48 heures, les autres déchets habituellement véhiculés par les agents municipaux semblent alors avoir pris d’autres directions.
Monsieur le Maire s’est-il rappelé :
. de l’existence d’un système de collecte des ordures ménagéres ?
. que des déchetteries existent sur le territoire de la communauté de communes dont nous faisons partie comme en témoignent certains panneaux ?

12 mai: un engin du SIVOM du Cognaçais nivelle à nouveau le terrain, enfouit les déchets qu’on ne doit plus voir histoire de redonner une "apparence" de normalité.
En fin de matinée, une allumette "municipale" vient boucler le processus orchestré depuis le 9 mai, ce qui avec un vent favorable a offert à pas mal d’habitants (et bien au-delà des plus proches - 200/250 m à vol d’oiseau) l’occasion de tester leur odorat (dans l’attente d’autres effluves !).

Pollution, enfouissement, incinération… ou comment maquiller une réalité.

12/13 mai : au mauvais exemple municipal vont suivre 3 ou 4 dépôts de particuliers dont certains réalisés avec la complaisance manifeste d’une autorité (celle anonyme du panneau) puisqu’ils possédaient le moyen de manœuvrer la barrière d’entrée.

Complaisance fautive…


Et à votre avis que sont devenus les déchets ornementaux du cimetière évacués dans la semaine. Ces déchets qui en 2001 atterrissaient déjà où l’on sait sont devenus soudainement trop voyants pour qu’il ait été décidé de leur faire prendre d’autres directions.

Et bien non content de perpétuer l’existence d’une décharge sauvage, la même autorité a choisi d’alimenter la décharge sauvage d’un particulier de notre commune et de polluer les bords de chemin de nos bois.

Arrivera-t-on un jour à comprendre pourquoi Monsieur le Maire persiste à ne pas utiliser les moyens collectifs de gestion et de traitement des déchets au risque de se mettre hors la loi ?

Pour info voir les obligations contenues dans les textes officiels:

Loi n° 75-633 du 15 juillet 1975 relative à l'élimination des déchets et à la récupération des matériaux

Circulaire n° 87-63 du 26 juin 1987 relative à l'élimination des ordures ménagères

Arrêté N° 270 / 2002 du Préfet de la Charente relatif à la prévention des incendies de plein air

Suivi des décharges non autorisées (documents de référence du Ministère de l’Ecologie et du Développement durable)

11.5.06

ET SI NOUS PARLIONS D'ASSAINISSEMENT...

En cette année 2006, une attention toute particulière doit être portée au système d’assainissement collectif de la commune de LOUZAC SAINT-ANDRE pour 3 raisons majeures:
1) depuis le 31 décembre 2005 son exploitation doit se conformer à des contraintes et exigences réglementaires annoncées depuis 1997.
2) de nouveaux tronçons de collecte (lotissements des Ouches de Chez Tatin et du Fief des Groies) vont augmenter la charge de pollution et le flux d’eaux usées à traiter. Les autorisations de lotir accordées en mars 2005 supposeraient donc que l’on se soit assuré techniquement et financièrement de la capacité de la commune à disposer en temps et en heure d’un système d’assainissement conforme.
3) les installations souffrent visiblement depuis plusieurs années d’un manque de vigilance et de carences de maintenance et d’entretien élémentaires.

Parallèlement, il a été donné à tout un chacun de lire Monsieur le Maire s’auto satisfaire d’une augmentation des recettes de la commune par l’arrivée de nouveaux habitants mais sans jamais faire apparaître de réflexion sur la capacité de nos infrastructures à supporter les évolutions d’habitat autorisées.

Au rang des infrastructures impactées, l’assainissement collectif ne pouvait échapper à l’analyse. Même si par le passé Monsieur le Maire s’était montré plutôt sourd aux tentatives de sensibilisation de certains administrés l’incitant à faire plus grand cas des questions de surveillance, d’entretien et de maintenance de sa station de traitement, nous fondions l’espoir que le rendez-vous du 31 décembre 2005 fixé par le législateur soit l’opportunité d’un réveil.

Tout au long de 2005 et jusqu’à la fin du 1er trimestre 2006, nous avons vainement cherché les indices d’une démarche structurée, la dernière opportunité pour pouvoir en juger étant d’écouter sur quelles bases se clôturait le compte administratif 2005 et s’établissait le budget primitif 2006 de cette rubrique particulière des finances communales.

Ce que nous avons entendu et pu recouper (les écrits municipaux étant si discrets), ce que continue à nous apporter les observations de terrain, ce que nous avons obtenu par des recherches faites ailleurs ne sont pas les signes d’une prise de conscience de la criticité de la situation.

Est-ce la méconnaissance du sujet ou un moyen de « jouer la montre » ? Ou les deux ? Les paris sont ouverts.

Nous avons l’intuition que ce nouveau dossier ne va pas se refermer de sitôt et que c’est au long de son cheminement que la réponse se révèlera.

Pour l’instant notre première contribution sera de soumettre à nos lecteurs 3 premiers volets consacrés:
. le premier à la réglementation,
. le second à un positionnement technique de notre système d’assainissement collectif,
. le troisième aux observations de terrain.

9.5.06

LOUZAC et sa décharge …« sauvage » ? Comme on s'y est affairé ce 9 mai !

Une actualité «brûlante»… preuve que nous avons été lus :
. Nouveau passage d’un engin dont la tâche a consisté cette fois à faire disparaître les traces de l’incinération d’ordures du 5 mai… ou la reconnaissance penaude du «délit» ?

. Dépôt «ostentatoire» de calcaire. En attente ou pour donner de loin l’apparence d’une exploitation légale (simulacre de délivres) puisqu’il n’interdit pas le passage d’un véhicule à celui qui a le moyen de lever la barrière ?
. Un nouveau tas de déchets verts est venu faire son apparition à l’entrée...


Cela confirme l’effet non dissuasif du panneau actuel, la nécessité de mieux clôturer la parcelle et montre à quoi peut aboutir le mauvais exemple «institutionnalisé».

7.5.06

Quoi de neuf au village ?

Le Conseil Municipal de notre commune de LOUZAC SAINT-ANDRE s’est réuni le mercredi 3 mai à 19 heures avec pour ordre du jour :
Point 1 : Convention de perception de la redevance d’assainissement collectif
Point 2 : Taxe de raccordement au tout à l’égout
Point 3 : Etude de faisabilité du transport scolaire
Point 4 : Demandes d’exonération de la taxe d’ordures ménagères et de la taxe foncière non bâtie
Questions diverses - (2 mises à l’ordre du jour par des conseillers)

8 conseillers présents + le Maire + 1 mandat donc 10 votants aux décisions toutes prises à l'unanimité
Public : 2 (les auteurs de ce blog)

Quelque soient les termes du compte-rendu de séance officiel (affiché ou pas) et la date à laquelle il pourra être accessible nous ferons dans notre blog écho au moins des points 2, 3 et de l’une des 2 questions diverses parce que les 3 sujets ne sont pas que "techniques" et n’ont rien d’aussi anodin qu'il n'y paraît en terme de gestion communale.

Démocratie au village

A l’envol de notre blog le 15 mars 2006, nous avions mis en exergue la frustration des citoyens des petites communes à voir l’information municipale et la démocratie locale trop souvent au service minimum.
Ce déficit de communication et d’échanges n’est pas généralisable et peut prendre des formes diverses qui rendent plus ou moins manifeste l’exercice du bon vouloir "de contradiction démocratique" du premier magistrat de la commune. Mais hors de toute interprétation, il ne demeure pas moins que le fonctionnement des communes est assujetti à des règles intangibles.

Après un regard des pratiques de notre commune et une comparaison à l’échelle communautaire, il apparaît un premier point sur lequel LOUZAC SAINT-ANDRE est sans contexte la bonne dernière de la classe : celui de l’affichage municipal.

Parmi les nombreuses observations sur ce sujet, 2 suffisent à justifier le palmarès:
. hors l'affichage aux mairies de LOUZAC et de SAINT-ANDRE, tous les autres points d’affichage d’information ne sont plus gérés.
Exemples: à LOUZAC près du multi-services (le lieu probablement le plus passant de la commune) la dernière information remonte à septembre 2004; CHEZ BUJARD "le temps s'est arrêté" à septembre 2003.
. bien pire, il est impossible de trouver trace d’un affichage des compte rendu des séances des conseils municipaux alors que celui-ci est imposé par la loi (Code des Collectivités Territoriales) sans conditions d’exception et de dérogation et dans les termes suivants :
" Article L2121-25 : Le compte rendu de la séance est affiché dans la huitaine "
" Article R2121-11 : L’affichage du compte-rendu de la séance prévu à l’article L2121-25 a lieu par extraits à la porte de la mairie "


Pourquoi ces règles qui ne sont ni discutables ni négociables et facilement mises en oeuvre ailleurs ne sont-elles pas respectées à LOUZAC SAINT-ANDRE ?
S’agit-il d’éviter que le citoyen puisse apprécier si les questions à l’ordre du jour des séances de conseil municipal font l’objet de la préparation suffisante, de débats ouverts et contradictoires, d’une réflexion cohérente pour prendre des décisions?
A quand la mise en application sur ce point du Code des Collectivités Territoriales par Monsieur le Maire ?
Va-t-il saisir l’occasion avec l’affichage du compte-rendu de la séance du conseil municipal du 24 mars qui était d’importance et dont lecture a été faite lors de la dernière séance du conseil municipal du 3 mai (le sous huitaine était déjà plombée de plus de 4 semaines) ?

LOUZAC SAINT-ANDRE et sa décharge...«sauvage» ? apparence trompeuse

Ce jeudi 4 mai nous avons découvert qu’une intervention (nivelage par un engin) avait été effectuée sur la parcelle servant de «décharge» pour lui redonner une apparence un peu moins «sauvage».

Comme cette action n’a pu être réalisée qu’avec des moyens que ne possèdent pas la commune de LOUZAC SAINT-ANDRE, une première vision optimiste a été de l’interpréter comme un début de prise de conscience de l’autorité municipale annonçant la fin de la dérive installée depuis prés de 5 ans que nous dénoncions.
Certes beaucoup de choses n’avaient pas encore bougé (signalétique toujours anonyme, une clôture inefficace…) et la réhabilitation du site au strict usage auquel il peut légalement être autorisé allait encore nécessiter un certain travail.
Malgré une réponse sibylline et les échos d’un management des agents municipaux qui commence manifestement à interpeller (cf. réunion du conseil municipal du 3 mai 2006), nous pensions que Monsieur le Maire allait inciter les « déposants » (agents municipaux, population locale…) à changer de pratique.
Mais une visite effectuée 24 heures plus tard laisse craindre qu’il pourrait ne s’agir que d’un toilettage destiné à sauver les apparences. En effet dés la fin d’après midi du vendredi 5 mai, il a été procédé à nouveau sur le site à l’incinération d’ordures ménagères et autres déchets (bouteilles en verre y compris…).


La signature résiduelle s’est avérée suffisamment explicite pour ne pas avoir de doute sur l’origine des déchets et la qualité de l’exécutant. Même si l’auteur n’a pas été pris sur le fait, tous les indices montrent à l’évidence la répétition d’un scénario bien connu que nous avons décrit antérieurement.

Finalement un scénario qui n’a pas été abandonné… Action corrective ou moyen de donner le change pour détourner l’attention ? Allez savoir ?

2.5.06

A LA UNE EN MAI 2006

Sauf événement d’actualité imprévisible à ce jour, notre blog sera consacré ce mois :
- au suivi de nos premières rubriques consacrées l’une à pénétrer « le (dys)fonctionnement communautaire », l’autre à attirer l’attention de nos concitoyens de LOUZAC SAINT-ANDRE sur une dérive environnementale préjudiciable.
- à initialiser un état des lieux sur 2 autres thèmes « sensibles » de notre cadre de vie communale : Urbanisme et Habitat rural; Préservation des infrastructures dépolluantes (la station de traitement de LOUZAC SAINT-ANDRE).

1) Communauté de Communes de Cognac
Le terme du délai accordé aux conseils municipaux des communes de la CDC de Cognac pour se prononcer sur l’extension de son champ de compétences et la modification de ses statuts étant maintenant largement dépassé, la prochaine réunion du Conseil Communautaire prévue le 18 mai 2006 sera-t-elle l’occasion d’y voir clair ?
La délibération n°196 du Conseil Communautaire adoptée dans sa séance du 21 novembre 2005 tel que reçue en sous-préfecture de Cognac le 6 janvier 2006 (du moins c’est le texte sur lequel le Conseil Municipal de notre commune avait 3 mois pour se prononcer faute de quoi son accord était réputé acquis) était-elle finalement conforme aux engagements votés en séance en particulier pour la Lecture Publique (Création et Gestion d’un Réseau de Bibliothèques et Médiathèques) ?
La mention « dans le respect de l’autonomie des communes d’y adhérer ou pas » a-t-elle été escamotée comme lue dans des propos du Maire de CHATEAUBERNARD rapportés dans les éditions du 11 avril 2006 des journaux Sud-Ouest et Charente Libre ?
Faute de pouvoir se référer à un quelconque participant à cette séance du 21 novembre ni même à un simple observateur public, le citoyen est en droit de se demander qui trompe qui ? Qu’ont donc restitués le procés-verbal et le compte-rendu de séance ? Si tout le monde est de mauvaise foi ce seraient les seules pièces opposables en droit.
A imaginer que la délibération n’est pas traduite réellement la décision votée le 21 novembre 2005… on peut mesurer le ridicule de la situation : toutes les délibérations prises par les conseils municipaux pourraient être entachées de nullité … retour à la case départ !!!
Outre le bilan de ces prises de position des conseils municipaux, va-t-on enfin voir le Président de la CDC annoncer comment a été engagée la « mise en ordre » demandée par le législateur pour le 18 août 2006 ? (cf notre article du 22.3.06). Seules les autorités préfectorales auraient-elles le droit de savoir si l’on en croit là aussi des propos rapportés dans la presse et si l’on en juge par le silence de Mr MOUHOT à l’interpellation qui lui a pourtant été faite solennellement lors du Conseil Communautaire du 23 mars 2006 ?. Mais il est vrai que beaucoup d’élus n’ont apparemment pas encore pris conscience de l’importance réelle de l’échéance d’août 2006.

2) Dérive environnementale « installée »… ou toutes les apparences d’une décharge « sauvage » exploitée par la municipalité de LOUZAC SAINT-ANDRE
Qu’importe l’esquive faussement consensuelle de notre édile (une habitude courante dans ses diverses fonctions) que nous laisserons apprécier à nos lecteurs et concitoyens ; nous serons attentifs à l’évolution qu’il sera possible de constater sur le terrain dans les mois à venir. Avec plus de 3 ans de retard verra-t-on enfin des actes plus conformes au respect des règles environnementales et une manifestation de civisme plus en rapport avec les devoirs de notre autorité communale ? Mr le Maire de LOUZAC SAINT-ANDRE attend t’il d’être interpellé par son homologue de SAINT-LAURENT DE COGNAC ou une quelconque autorité de tutelle?

3) Urbanisme et Habitat à LOUZAC SAINT-ANDRE
Lors de sa séance du 12 mai 2005 le Conseil Municipal de LOUZAC SAINT-ANDRE a décidé de « réviser son Plan d’Occupation des Sols (P.O.S.) en lançant une procédure de Plan Local d’Urbanisme (P.L.U.) »
C’est dans ce contexte que nous nous proposons de soumettre nos réflexions sur ce vaste sujet en espérant qu’elles engageront nos citoyens sur le chemin de leur propre analyse avant qu’il ne soit trop tard pour se voir imposer avec toutes les apparences d’une « association à décisions » une direction peut être déjà toute tracée.
Les inquiétudes récemment exprimées par le directeur du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement sur les évolutions de l’habitat en Charente (édition du journal Sud-Ouest du 20 avril 2006) pour lequel les maires ne sont pas exempts de tous reproches dans un désordre de plus en plus grand « l’élu devrait se poser la question de savoir comment faire pour préserver l’identité de son bourg plutôt que de chercher à dégager toujours plus de surfaces constructibles pour sa commune » ne manqueront pas de réveiller certains « souvenirs ».
Dans une commune de notre taille, pour peu que l’on y vive, qu’on la parcoure, qu’on aille au devant de ses concitoyens sans les attendre dans son bureau, point n’est besoin de cabinet d’études pour faire un bilan de l’existant, prendre connaissance des textes législatifs, mesurer les limites effectives du P.O.S. au regard de prétentions de développement réaliste. Ce ne devrait pas être hors de portée quand on est investi d‘autres fonctions dans le domaine et surtout quand on se prétend soucieux de l’économie des deniers publics (une première dépense de 17 100 € budgétée en 2006).
Et puis à qui doit incomber la paternité de la stratégie de développement communal ? Aux élus avec une vraie participation des habitants ils nous semblent, à moins qu’on utilise un subterfuge pour faire dire à un cabinet ce qu’on n’aurait pas le courage d’exposer en direct.
Mais c’est déjà entrer dans le débat… Un débat qu’une première analyse nous a incité à lancer puisqu’elle ne nous a pas permis de comprendre ce qui pouvait motiver à la fois l’urgence et le choix d’une procédure de cette lourdeur pour « rurbaniser » notre commune sur fond d’intercommunalité (un élément de taille qui n’a rien de neutre dans le cadre d’un P.L.U.).

4) La station de traitement des eaux polluées de LOUZAC SAINT-ANDRE et plus globalement son assainissement collectif
Depuis 4/5 ans, des constats réguliers nous permettent d’affirmer que le système d’assainissement collectif de LOUZAC SAINT-ANDRE s’est progressivement dégradé faute de vigilance et en raison de carences manifestes de surveillance, de maintenance et d’un entretien pourtant basiques et peu contraignants.
Ces négligences récurrentes annoncent une situation critique proche voire déjà dépassée pour des installations communales qui ne travaillent plus depuis belle lurette selon leur principe de fonctionnement initial.
Aux problèmes latents du système de collecte et du système de traitement coupablement ignorés (ce qu’on a cru bien naïvement économisé pourrait se payer très cher demain) s’y ajoutent avec régularité (dans certaines conditions météorologiques qui n’ont rien d’exceptionnel) un sort du rejet des eaux d’épuration tel que la commune de LOUZAC SAINT-ANDRE participe activement à la pollution de la CHARENTE (à travers la topographie de la commune limitrophe de SAINT-LAURENT DE COGNAC – nos voisins n’ont vraiment pas de chance … sûrement le prix de la « solidarité » pourtant si chère à notre édile).
Nous disposons aujourd’hui d’un dossier documenté sur le sujet qui reste à compléter par une analyse des documents qui devraient être théoriquement en possession de la municipalité (dont certains affichés) et auxquels ils nous restent à accéder (nous espérons qu’ils existent et que leur consultation nous sera possible comme la loi en donne droit au citoyen en cette matière).
Le sujet revêt maintenant une certaine acuité, car nous n’avons pas réussi à déceler une prise de conscience réelle de la situation alors qu’un nombre important d’habitants va être prochainement raccordé sur le réseau d’assainissement collectif (20% de la capacité théorique de la station officiellement admise par l’Agence de l’Eau du Bassin Adour-Garonne dont nous dépendons).
Finalement nous avons fait la première approche du travail qu’aurait du faire le premier magistrat de notre commune ou la commission municipale spécialisée qui ne doivent pas oublier qu’en donnant son feu vert à de nouvelles opérations immobilières LOUZAC SAINT-ANDRE s’est de fait porté garant de la capacité « réelle » de son réseau d’assainissement collectif à faire face à la charge polluante supplémentaire correspondante dans des conditions compatibles avec des normes qui sont devenus des obligations depuis le 31 décembre 2005.
Nous espérons que cet engagement n’a pas été pris à la légère et qu’il a été précédé d’un diagnostic complet du réseau d’assainissement collectif par des organismes et autorités compétentes. Sinon outre les désagréments et conséquences financières qu’auront à supporter nos concitoyens, nous courrons tout droit à un fiasco, celui qui pourrait être d’avoir à surseoir à l’installation de nouveaux habitants ! A moins qu’une fois encore on envisage de recourir à un cabinet d’études .... pour masquer ses carences.

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