Sur son côté nord, le premier bassin de lagunage de la station d’épuration exploitée par la Commune de LOUZAC SAINT-ANDRE est bordé d’un terrain faisant actuellement office de «décharge».
Les constatations qui peuvent être faites quant aux conditions récurrentes d’utilisation de cette parcelle sont de nature à se poser plusieurs interrogations sur le respect de la législation en vigueur et tous les désordres qui pourraient en découler.
1) Quelque en puisse être le propriétaire (Commune de LOUZAC SAINT-ANDRE ?) la parcelle incriminée se situe sur le territoire de la Commune de SAINT-LAURENT-DE-COGNAC et son usage en est actuellement fait de manière régulière par les agents communaux de LOUZAC SAINT-ANDRE.
2) Le mode de clôture de cette parcelle (barrière levante cadenassée) laisse supposer qu’en dehors de ces seuls agents, un accès par véhicule n’est possible qu’avec l’assentiment de son «exploitant anonyme» qui a apposé depuis plusieurs années à l’entrée le panneau portant la mention suivante : «INTERDIT DE DEPOSER DES DELIVRES SANS AUTORISATION SOUS PEINE D’AMENDE».
Il en demeure qu’aucun obstacle interdit à quiconque de pénétrer librement sur la parcelle pour y déposer des déchets en toute impunité (et en toute discrétion compte tenu du lieu) ce qui est également fait couramment avec des pratiques qui différent selon le degré de conscience des pollueurs» : certains vont noyer leurs déchets à la masse des déchets municipaux, d’autres les «bennent» directement juste derrière la barrière, les derniers eux s’en débarrassent carrément quelques mètres en amont tant à gauche qu’à droite du chemin.
3) Avec les conditions d’utilisation qu’elle fait de
cette parcelle, il apparaît de façon incontestable que c’est bien la Commune de LOUZAC SAINT-ANDRE qui en donne toutes les apparences d’une décharge « sauvage », celles dénoncées depuis 2002 par les autorités gouvernementales, un dernier avertissement sévère ayant été adressé aux préfets dans une circulaire du 27 février 2004 que nulle municipalité ne peut ignorer.

Pourquoi toutes les apparences ? Point n'est besoin d'un oeil expert pour y identifier des déchets de toute sorte : gravats, déchets verts fermentescibles, pneumatiques, emballages de produits toxiques (peintures, engrais…), ordures ménagères, plastiques, cartons, papiers, encombrants…etc.
La majorité de ces déchets sont de source «communale» (espaces verts, ordures en provenance des écoles et de la cantine, cartons, papiers de poubelle de la mairie...).
La pratique de l'incinération y est aussi une initiative courante dont le rituel prête au comique quand les événements naturels (la pluie) viennent perturber les «incendiaires» - dans ce cas le premier combustible que constitue le contenu des poubelles de la mairie reste intact (dommage pour la discrétion !).
4) Sachant que sur le plan règlementaire, seuls relèvent de l’autorisation municipale les dépôts de terre et gravats inertes du bâtiment et des travaux publics (appelés aussi « délivres »), quel est donc le statut réel de la décharge exploitée par la commune de LOUZAC SAINT-ANDRE ?

S’agit-il d’une décharge autorisée ? A quel niveau d’autorisation ? Municipale ou Préfectorale ? Si oui, cela devrait apparaître autrement que par le panneau bien ambigu qui existe et par d’autres aménagements minimaux (tel qu’une clôture efficace pour éviter la mise en vrac sauvage par exemple).
5) Compte tenu du degré des responsabilités des maires dont nous ne rappellerons pas ici les devoirs et obligations en la matière, s’il y a dépôt illicite, il y aurait donc depuis le 31 décembre 2004 une carence totale de la commune de LOUZAC SAINT-ANDRE avec risque immédiat de mise en demeure et de sanction par l’autorité préfectorale. Malheureusement et à son corps défendant, la commune de SAINT-LAURENT-DE-COGNAC pourrait elle être aussi taxée de «laxisme» pour ne pas avoir su inciter l’exploitant à agir dans le respect des règles.
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6) Pour le citoyen et le contribuable, la situation est d’autant plus troublante que LOUZAC SAINT-ANDRE fait partie d’un Syndicat spécialisé dans la collecte et le traitement des déchets et que nous sachions, comme tout un chacun des citoyens, les services municipaux ont à leur disposition des services et des installations adéquates pour être ipso facto en conformité avec les exigences environnementales règlementaires.
Il y a là tout de même un manque de « civisme » notoire qui colle bien mal avec les leçons moralisatrices que Mr le Maire de LOUZAC SAINT-ANDRE a quelquefois dispensé («le cadre de vie et l’environnement sont fragilisés à chaque fois que des faits indélicats se produisent» citation de la lettre municipale n° 109 de septembre 2004).
7) Avec cette «bavure» environnementale, dont l’origine aurait pris naissance en 2000/2001 lors de l’arrivée d’un tonnage important de matériaux de démolition d’un «privé», la commune de LOUZAC SAINT-ANDRE risque par ailleurs d’avoir impacté le fonctionnement de la station d’épuration qu’elle exploite.
En effet en dehors des points évoqués précédemment, avoir imaginé que la parcelle incriminée puisse être un lieu de dépôts de déchets est un manque total de pertinence et de clairvoyance pour 2 raisons :
. par le vallonnement et la pente des lieux, l’apport de déchets amène à coup sûr par le simple écoulement des eaux pluviales un enrichissement en matières organiques voir en produits toxiques du premier bassin de lagunage. Quel excellent moyen pour aller dans le sens de son efficacité et la maintenir le plus durablement ! « L’addition » se payera ainsi deux fois : côté assainissement collectif et réhabilitation de la parcelle ayant reçu les déchets.
. plusieurs indices laissent supposer que les tonnages déposés il y a 5/6 ans ont pu endommager le système de drainage réalisé à cet endroit au moment de la construction de la station d’épuration, le but étant de faire contourner les bassins à toutes les eaux du sous-sol. Pour qui s’en donne la peine (il a fallu dégager les ronces qui la masquaient), il remarquera que la buse collectrice mise en place le long de la station n’achemine plus depuis longtemps une seule goutte d’eau et même en cette récente période de pluies importantes. De là à imaginer qu’il y ait eu endommagement du système de drainage au point que ce soit maintenant le premier bassin de lagunage qui reçoive par infiltration des eaux qui devaient être normalement évacuées par la buse il n’y a qu’un pas. Plus troublant encore, il y a une énorme variation du débit rejeté par la station en fonction des précipitations; compte tenu du mode de circulation actuel de l’eau «épurée» (qui diverge totalement du mode de fonctionnement nominal – un autre sujet et pas des moindres) il est évident que le premier bassin voit un volume d’effluents bien supérieur à celui que l’on devrait attendre de la population raccordée sur le réseau d’assainissement collectif. Ceci est encore corroboré par le fait que l’on voit aussi le niveau du premier bassin subir des variations significatives. C’est le signe qu’il y arrive autre chose (des eaux pluviales reçues par le réseau de collecte et/ou une perte d’étanchéité du premier bassin ?) A quand une expertise complète du système de traitement et de collecte si elle n’a pas été faite récemment ?