VOTE LOUZAC SAINT-ANDRE SUR STATUTS DE LA CDC DE COGNAC
. Point 1 : Budget primitif 2006
. Point 2 : Mise au vote de l’évolution des Statuts de la Communauté de Communes de Cognac
. Point 3 : Mise au vote d’une résolution à destination du Syndicat de Valorisation des Déchets Ménagers
10 conseillers présents + le Maire + 3 mandats donc 14 votants
Public : 1 (le rédacteur)
Nous reviendrons ultérieurement sur les points 1 et 3 et l’article de ce jour sera limité au POINT 2 afin de le mettre en perspective avec l’intervention du Président de la Communauté de Communes Jérôme MOUHOT devant le Conseil Municipal le 10 mars (Le Président de La Communauté de Communes de Cognac en campagne) et « l’ambiance » de la réunion du Conseil Communautaire du 23 mars (Conseil Communautaire CDC COGNAC du 23 mars 2006… çà se passe comme çà).
Sur le plan factuel, voici donc quelle a été la position de notre Conseil Nunicipal sur la modification de statuts qui avait été adoptée par le Conseil Communautaire dans sa séance du 21 novembre 2005 (délibération n°196 dont nous avions réussi à prendre connaissance).
SUR QUOI NOS CONSEILLERS MUNICIPAUX ONT-ILS VOTE ?
Uniquement sur ce qui se rapportait à l’extension des compétences de la CDC.
Note du rédacteur : Pour le reste, la remise en ordre demandée par le législateur pour août 2006 a été tellement escamotée et banalisée par le Président de la CDC et le Maire réunis dans cette « mystification » que pas un conseiller municipal dans l’auditoire n’a mesuré ce qu’elle signifiait et les conséquences qu’elle pourrait avoir au cas où les recommandations des juridictions de contrôle ne seraient pas suivies (voir notre article du 22 mars).
Pire le 15 mars, nos « 2 duettistes » ont falsifié la contrainte d’août 2006 pour la présenter comme une date butoir à l’introduction de nouvelles compétences ; un amalgame qui permettait de mettre une pression sur les conseillers… à proximité de l’échéance où leur vote peut encore avoir une influence (pour être pris en compte il ne doit pas avoir lieu plus de 3 mois après la notification de la délibération du conseil communautaire sinon leur décision est réputée favorable). On n’est pas loin du passage en force !!! Il valait mieux ne pas donner trop de temps aux conseillers pour réfléchir... Quant aux citoyens point n’est besoin de solliciter son opinion dans une réunion de présentation publique qui aurait pu être une saine initiative démocratique.
Il est d’ailleurs remarquable de constater que lors de la réunion du Conseil Communautaire du 23 mars pas une seule voix n’a relevé le rappel solennel qui a été fait sur le vrai sens de l’échéance de août 2006. Personne n’a bronché (pour beaucoup d’élus communautaires certainement par manque d’information et de connaissance, pour les têtes « gouvernantes » il s’agissait surtout de la pratique de la politique de « l’autruche »). Cherchez aussi dans le primitif 2006 de la CdC s’il y est fait mention d’un impact en 2006 de l’extension de ses compétences.
EXPRESSION DES NOUVELLES COMPETENCES (extrait du texte des Statuts soumis au vote) : 4 points
. Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC)
. Eaux Pluviales : Investissement et Entretien
. Lecture Publique : Création et gestion d’un Réseau de Bibliothèques et Médiathèques
. Petite Enfance : Etude des modalités du futur transfert de compétences
CHRONOLOGIE DES DISCUSSIONS PREALABLES AU VOTE
1) Petite enfance
Mr JOUSSON : « pas de problème, c’est une étude – MOUHOT a ce qu’il faut à Cognac – il y a des places manquantes à MERPINS et CHATEAUBERNARD, 30 à 40 »
Pas vraiment de débat.
Note du rédacteur : Indiquer que c’est une étude a suffi à anesthésier tout le monde . Finalement tant le 15 mars que le 22 mars je n’aurais entendu ni donner une définition de la Petite Enfance et de ce qu’elle englobe (pourtant çà existe), ni parler d’enquête de besoin par commune (facile à faire tout de même).
Et puis remarque de base; une prise de compétences s’étudie, s’évalue par des travaux préparatoires. En clair l’étude devrait précéder l’apparition statutaire d’une compétence. Le libellé des statuts me paraît donc là un pur non-sens à l’esprit de la loi (rédigé comme tel est-il d’ailleurs légal ?)
2) Lecture Publique
Mr JOUSSON mentionne « qu’il est favorable à ce transfert de compétences », et indique que « Chateaubernard ne veut pas être intégré à ce réseau et qu’il ne l’intégrera pas »
Suivent quelques remarques de conseillers s’inquiétant des conséquences pour certains personnels (exclusion par des exigences de professionnalisation) et de la place des associations de bénévoles de proximité.
Note du rédacteur : Lors du propos sur Chateaubernard, j’ai entendu Mr JOUSSON prononcer le terme de « compétence optionnelle ». Il n’a pas été clairement explicité s’il s’agissait d’un vœu émis par Chateaubernard ou d’une position de principe déjà « pré-négociée » et « acquise ». Si c’est le second cas ce serait la dénégation implicite de l’existence d’un intérêt communautaire qui ne justifierait plus alors de l’introduire de cette manière par les voies statutaires. A priori et avec la volonté du législateur l’INTERET COMMUNAUTAIRE « A LA CARTE » EST ANTINOMYQUE DANS TOUS LES REGISTRES (biens, charges, personnel .. etc). Et puis hors des champs de compétences légales ou optionnelles rien n’interdit d’établir des conventions particulières entre communes.
3) Service Public D’Assainissement Non Collectif
Il est ressorti très vite de la discussion que si Mr JOUSSON était favorable à ce transfert de compétences (son argumentation reposant essentiellement sur les obligations s’imposant aux communes depuis le 31 décembre 2005), l’ensemble des conseillers municipaux a émis la crainte de voir apparaître une nouvelle ligne de dépenses incontrôlables avec pour conséquence de nouvelles taxes imposées aux habitants de logements ne disposant pas de l’assainissement collectif. Si demain des choses doivent être faites et mises en place, ils ont estimé « préférable d’en assurer la maîtrise ».
4) Eaux Pluviales
Mr JOUSSON a fait part de ses réserves sur ce sujet compte tenu de « l’imprécision du périmètre concerné ».
Très vite les conseillers ont émis des opinions négatives et ce n’est pas la visite de Mr MOUHOT du 15 mars qui les avait rassurés (« je m’engage à ce que la Ville de Cognac prenne à sa charge 50% des dépenses la concernant »).
Note du rédacteur : Au moins ils en avaient déduit que les petites communes auraient à mettre à coup sûr la main au pot pour 50% de dépenses qui concerneraient principalement 2 communes (Cognac et Chateaubernard), ce pour des volumes financiers certainement très importants et sans que soient avancés ni chiffre ni étalement sur le temps.
FORMULATION DE LA POSITION DE LOUZAC SAINT-ANDRE ET VOTE
Avant de passer à la formalisation de la délibération mise au vote, certains conseillers municipaux se sont interrogés sur l’utilité et les conséquences de leur vote : fatalisme, crainte de « marginalisation ».
Réponse de MR JOUSSON : « chaque Conseil Municipal peut émettre des réserves. Cela a déjà était fait dans certaines communes. Sur ce que je connais, 1 commune a déjà voté contre les statuts en bloc, 2 ont voté avec des réserves, ARS émettra probablement des réserves, d’autres doivent se décider la semaine prochaine »
Après une premiére reformulation de Mr JOUSSON estimée pas assez restrictive pour les « Eaux Pluviales », le Conseil Municipal de LOUZAC SAINT-ANDRE s’est prononcé pour la modification des statuts mais sous réserve :
. de se limiter à une étude préalable pour les Eaux Pluviales
. le retrait de la compétence Service Public D’Assainissement Non Collectif
Pour le texte exact, il faudra attendre que nous puissions consulter la délibération officielle. En ce qui concerne le vote, il semble avoir été acquis à l’unanimité des 14 votants dont celle du Maire.
A suivre …
